Promenade sous un ciel blanc (walk under a white sky). Triptych. 2015.

3 drawings, 60 x 50 cm each.

With the support of the 56th Venice Biennale, All the world’s futures. 2015.

Three different points of view and three different moments of the accident. A  inematic eye is watching, it is using the shot / reverse shot technique, it sees the devastating effects on the shocked car . The Spectators ( eyewitnesses ? ) are having conversations in front of the scene. The color blue represents the rising smoke or the blue puddle that formed after the extinction of the fire. A red and blue line crosses the broken car first upside down and then right side up. In all of these elements that constitute an accident , both mundane and surreal, you may find the essence of drawing as a visible rhythm. What the “ timeimage “ of cinema shows us already exists in the strokes and coloured shadows found in a drawing. The fulgurous of accidents is visible in the strokes and lines that remain from a poetic testimony.

Arafat Saadalh. 2015.

D’un accident on a trois points de vue et trois moments différents. Un œil cinématographique guette, à travers la technique du champ-contrechamp, les effets dévastateurs sur l’automobile choquée. Des spectateurs (témoins oculaires ?) dialoguent devant la scène. Un bleu en guise de fumée montante ou flaque bleue gisant après l’extinction de l’incendie. Un trait rouge et bleu traverse la carcasse à l’envers puis à l’endroit. Dans tous ces éléments constitutifs d’un accident, à la fois banal et surréaliste, il y a comme une mise en œuvre de l’essence du dessin en tant que rythme du visible. Ce que « l’image-temps » du cinéma nous fait voir se contient déjà dans les traits et les ombres colorés d’un dessin. Et la fulgurance de tout accident se marque dans les traits qui restent d’un témoignage poétique.